Dans l’évangile de ce dimanche, nous pouvons voir comme un condensé de la vie humaine et au cœur de celle-ci la foi. La foi reçue, la foi refusée, la foi proclamée, sa source et son renouvellement.
En assistant à la guérison de la belle-mère de Pierre et de tous les malades qui s’ensuivent, nous méditons sur la foi comme au cœur de la vie réelle des personnes et non dans un monde irréel et idéalisé où la maladie, le mal et la souffrance seraient absents. L’équilibre est de rigueur et souvent difficile à tenir.
En effet, Jésus guérit, soigne, expulse les démons. Tout est là de la vie des gens. Nous savons par ailleurs que Jésus n’a pas guéri toutes les personnes qui se sont présentées à lui. Leur guérison est un signe du Royaume de Dieu, un signe de la puissance de Dieu. Mais il y a un danger pour nous-mêmes et qui peut expliquer, pour une part, la difficulté de croire. Dieu, Jésus peuvent être vus comme des magiciens. Alors ils doivent anticiper, enlever, guérir tous nos soucis et s’ils ne le font pas, alors, oui, leur tour de magie n’est pas bon ! Et qui retourne voir un mauvais spectacle ? Non, il vaut mieux partir que suivre un Dieu qui ne peut rien pour nous, tel est le raisonnement faussé que nous pouvons nous faire.
Jésus soigne, guérit et montre ainsi qu’il est au cœur de toute souffrance, de la vie réelle des personnes. Autrement dit, l’évangile nous dit que la foi se vit au cœur de la vie et non à côté. Dieu nous rejoint par sa présence.
Le passage de ce dimanche nous donne aussi, par les démons expulsés, de manière tout à fait expressive, que l’adhésion à Dieu n’est pas automatique. La foi (impropre pour les purs esprits) peut se refuser ! Telle est la liberté de l’homme car telle est la volonté de Dieu. Que nous soyons des êtres libres, libres d’aimer et d’aimer davantage. Aimer, c’est adhérer, suivre, se relever.
Jésus nous donne enfin l’exemple. Afin de cheminer dans la foi, afin d’avancer sur chemin réel, fait de beauté et de douleurs, à son image, nous devons prier. La foi, comme confiance en Dieu, la foi, comme manière de voir le monde et d’y habiter, doit se ressourcer. Jésus a disparu ! Ses apôtres le cherchent.
« Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. » Voilà notre source. Celle de la prière ! Là encore, la vraie vie ne nous promet une vie de prière facile, une fluidité et une concentration que le monde entier pourrait nous envier.
Il n’en est rien. La prière est avant tout désir de fidélité à Celui qui se dit dans le silence de nos cœurs, de nos corps. Il est là et encourage sans cesse. Il est Celui à qui nous devons prêter l’oreille pour découvrir la puissance de la foi au cœur de la vie.

Voilà les feuille de l’Echo écho n°19 et la dernière du moment  écho n°20

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