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Dans cet édito, permettez-moi d’insister sur notre repas paroissial de début d’année. Nous aurons la joie de nous retrouver cette année le dimanche 11 octobre, dimanche prochain.
Comme chaque année, ce sera l’occasion de nous retrouver ensemble et ainsi de redécouvrir au-delà de nos clochers ce qu’est une paroisse et ce qui l’anime. Je ne résiste pas à citer quelques passages de l’exhortation post synodale du pape Saint Jean-Paul II sur « les fidèles laïcs » au numéro 26 (1988).
« Nous devons tous redécouvrir, dans la foi, le vrai visage de la paroisse, c’est-à-dire le «mystère» même de l’Eglise présente et agissante en elle. Si parfois elle n’est pas riche de personnes et de moyens, si même elle est parfois dispersée sur des territoires immenses, ou indiscernable au milieu de quartiers modernes populeux et confus, la paroisse n’est pas, en premier lieu, une structure, un territoire, un édifice ; c’est avant tout « la famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme ». C’est « une maison de famille, fraternelle et accueillante » ; c’est « la communauté des fidèles ».
En définitive, la paroisse est fondée sur une réalité théologique, car c’est une communauté eucharistique. Cela signifie que c’est une communauté apte à célébrer l’Eucharistie, en qui se trouvent la racine vivante de sa constitution et de sa croissance et le lien sacramentel de son être en pleine communion avec toute l’Eglise. Cette aptitude se fonde sur le fait que la paroisse est une communauté de foi et une communauté organique, c’est-à-dire constituée par des ministres ordonnées et par les autres chrétiens, sous la responsabilité d’un curé qui, représentant l’Evêque du diocèse, est le lien hiérarchique avec toute l’Eglise particulière. »
Ces quelques lignes nous disent l’essentiel de la nature de la paroisse et donc de nous-mêmes. Il est toujours bon de nous arrêter et de méditer sur la réalité profonde qu’une paroisse est « famille de Dieu », « communauté eucharistique ». Notre repas s’inscrit dans cette dynamique de la convivialité et de la fraternité.
Si nous avons trop souvent réduit l’eucharistie à un repas – le repas du Seigneur – avec le danger d’occulter la présence réelle de Jésus à l’eucharistie et de n’en faire qu’un temps convivial et symbolique, la réalité et la profondeur du repas, d’être ensemble, reste importante pour notre vie humaine. Que Jésus ait donné l’eucharistie au cours d’un repas est un signe de son importance. L’eucharistie reste le socle pour construire une communauté vivante et vivifiante, et il est bon de prendre conscience de l’importance de nous retrouver ensemble pour un temps gratuit de rencontre.
Les modalités d’inscription sont ci-dessous et je vous encourage à vous y inscrire et à ne pas hésiter à inviter des amis, des voisins.

Père Laurent de La Taille, curé

Feuille de écho des clochers n°6